Jean Béliveau (1931-2014)

Alias "Le Gros Bill", l'un des plus grands hockeyeurs de tous les temps. Il est de ceux qui ont écrit la légende du Canadien de Montréal.

Héros de notre sport national, idole de générations d'amateurs de hockey, gentilhomme tant sur la glace que dans la vie de tous les jours, personnage public bien en vue, admiré, respecté, Jean Béliveau demeure l'une des plus glorieuses personnalités à être demeurée dans la région au cours du 20e siècle.

 

En souvenir du Gros Bill

Jean Béliveau est une source d’inspiration par sa droiture et sa générosité, en plus d'être un exemple pour tous les victoriavillois. La Ville de Victoriaville souligne sa contribution extraordinaire de différentes façons au cours des années précédant et suivant son décès en 2014.

 

1962: Le Centre sportif Jean Béliveau et le pavillon Jean-Béliveau

Hommage à Jean Béliveau au parc Victoria de Victoriaville
En 1962, la Ville désigne son aréna Centre sportif Jean Béliveau. À la suite de sa démolition, la nouvelle patinoire intérieure bâtie est désignée Pavillon Jean-Béliveau. Situé au 474, boulevard Jutras Est, le pavillon héberge depuis des décennies les activités de l'Association du hockey mineur de Victoriaville, entre autre.

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2011: Murale du 150e anniversaire

Murale du 150e anniversaire de la Ville de Victoriaville, avec Jean Béliveau
Une grande murale, inaugurée lors du 150e anniversaire de Victoriaville en 2011, met en scène Jean Béliveau et quelques autres grands personnages de chez-nous.

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2011: Vidéo hommage de la communauté des affaires

C'est en 2011 que la communauté des affaires Bois-Francs-Érable a eu l'occasion de lui témoigner toute son admiration et sa reconnaissance en le désignant Fierté Régionale lors du Panthéon de la Performance. Merci M. Béliveau, vous incarnerez à jamais un modèle pour notre région!

 

2018: Le parc Jean-Béliveau

Hommage à Jean Béliveau au parc Victoria de Victoriaville
En 2018, la Ville de Victoriaville rend de nouveau hommage à Jean Béliveau en renommant son parc Victoria du centre-ville en parc Jean-Béliveau. Une sculpture de bronze à son effigie y est d'ailleurs érigée.

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2019: Dévoilement d'un monument et d'un panneau commémoratif

Un monument pour le grand Jean Béliveau
En présence de la famille de monsieur Jean Béliveau, le maire de Victoriaville, monsieur André Bellavance a dévoilé un monument en hommage au grand Jean Béliveau. Ce monument marque la dernière étape des travaux de mise à niveau du parc Jean-Béliveau du centre-ville. Un panneau commémoratif a également été dévoilé, permettant de perpétuer le lien spécial unissant la ville de Victoriaville et ce leader arborant le numéro 4.

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Qui était Jean Béliveau?

"Victoriaville, c’est mon enfance, mes parents, la maison paternelle et une foule d’amis."

 

Naissance et arrivée à Victoriaville

Jean Béliveau est né à Trois-Rivières le 31 août 1931, fils d’Arthur Béliveau et de Laurette Dubé. Il est l'aîné d'une fratrie de huit enfants. Ses ancêtres sont arrivés dans la région de Québec au milieu du XIXe siècle.

Quand Jean a 6 ans, la famille quitte Trois-Rivières pour rejoindre Victoriaville. C’est que son père travaille à électrifier les villages des Bois-Francs, et c’est ce qui l’amène à Victoriaville.

 

Son éducation à Victoriaville

Jean Béliveau fait les 4 premières années de son primaire à l’école St-David , avant de fréquenter l’Académie St-Louis-de-Gonzague, chez les Frères du Sacré-Coeur (de la 5e à la 9e année), et terminer ses études au Collège de Victoriaville.

 

Premiers coups de patin

Comme de nombreuses familles dans la région, les Béliveau possèdent leur propre petite patinoire située à l’arrière de la maison familiale, au 241, rue Notre-Dame Est. C'est là qu'il donne ses premiers coups de patin, en compagnie de ses frères et soeurs ainsi que des enfants du voisinage qui y jouent une sorte de hockey sur glace.

Jean pratique aussi son puissant lancer frappé sur la porte de garage voisine du presbytère de l’église Saints-Martyrs-Canadiens.

Jusqu'à ses 12 ans, Jean n'a encore jamais joué au hockey organisé. Il patine pour la première fois une surface réglementaire dans la cour d'école des Frères du Sacré-Coeur, où il évolue dans une petite ligue maison. Comme tous les garçons de son âge, il rêve de jouer un jour dans la Ligue nationale de hockey.

 

Un sportif accompli

Sa carrière de hockey est lancée avec les Panthères de Victoriaville , dans la Ligue intermédiaire "B". Âgé de 15 ans, il termine la saison avec un dossier de 68 points, dont 47 buts, en seulement 30 rencontres.

En plus du hockey sur glace, Béliveau joue au baseball pour différentes formations de Victoriaville. À l'âge de 16 ans, il participe à quelques rencontres pour l'équipe de ligue senior de Val-d'Or et sa famille refuse même une offre de contrat professionnel avec une équipe de ligue mineure.

En 1947-1948, il rejoint les Tigres de Victoriaville dans la Ligue de hockey junior du Québec (LHJQ), où il compte 67 points en 42 rencontres. Avec 48 buts lors de la saison 1948-1949, il est le meilleur buteur du circuit et il récolte le titre de recrue professionnelle la plus prometteuse. L'équipe des Tigres est démantelée suite à cette saison et il rejoint les Citadelles de Québec .

 

Photos d'archives

Disponibles pour utilisation libre.

Photos d'archive Jean Béliveau

Galerie publique 

 

L'appel du grand club

Après avoir évolué pour les Citadelles et les As de Québec , Jean prend la direction de Montréal en 1953 afin d’y construire sa glorieuse carrière avec les Canadiens de Montréal.

Avant même d'avoir donné son premier coup de patin au Forum de Montréal, sanctuaire du hockey, Jean Béliveau est déjà une vedette dans la métropole. Il signe son premier contrat avec le Canadien le 30 octobre 1953. Lui qui portait le numéro 9 chez les juniors et les séniors en hommage à son héros, Maurice Richard, il rendra célèbre le 4 dans l'uniforme bleu-blanc-rouge.

Sa carrière avec le Canadien de Montréal sera glorieuse et "à proprement parler irréprochable". Sa stature (1,93m, soit 6'4'') n'a d'égale que la grandeur de son talent.

Lorsqu'il prend sa retrait au terme de la saison 1970-71, il ferme les livres avec une fiche de 507 buts et 712 passes (1219 points) en 1125 matches en saisons régulières.

En 162 parties en séries, il revendique un dossier de 79 buts et 97 passes, pour 176 points.

Parmi ses faits d'armes, il reçoit à 2 reprises le trophée Hart comme joueur de la LNH le plus utile à son équipe; il gagne le championnat des compteurs en 1956; il est sélectionné sur la première équipe d'étoiles de 1955 à 1961 (à l'exception de 1958).

Jean Béliveau inscrit son nom à 10 reprises sur la convoitée Coupe Stanley, dont 5 fois à titre de capitaine du Tricolore (il a été élu en 1961).

En 1969, il est fait officier de l'Ordre du Canada, une source de fierté et d'honneur pour le grand homme, qui porte son insigne tous les jours.

En 1972, ce "poète sur patins" est admis au Temple de la renommée du hockey.

 

Implication dans la communauté

Une fois son équipement rangé - ses bras meurtris ont tendu le flambeau à Guy Lafleur -, il exprime le souhait de rester associé au hockey. On ne le transformera pas en machine à signer des autographes pour représenter le Canadien. En 1971, il devient membre de l'organisation, au poste de vice-président sénior aux Affaires sociales.

Dans cette même année, une Fondation Jean-Béliveau est mise sur pied. Au cours des 22 années d'existence de l'organisme, on remettra 600,000$ à diverses oeuvres de bienfaisance.

Quand la Fondation cesse ses activités, tout son capital (estimé à 900,000$) est transféré à la Société québécoise pour enfants handicapés.

Après avoir quitté définitivement le monde du sport professionnel à l'été 1994, Jean Béliveau se consacre à sa famille et sa passion pour la lecture, en continuant de s'impliquer dans la communauté victoriavilloise.

Il contribuera notamment à de nombreuses causes et activités caritatives, dont le Tournoi de golf de Victoriaville et le financement de la construction de la piscine Édouard-Dubord.

 

Références

  • "Visages du siècle", par Alain Bergeron, Journal L'Union;
  • "Les 100 plus grands du hockey", par Stan Fischler, 1983, Inédi;
  • "Les Glorieux", Les Éditions Transcontinental, 1996;
  • "Jean Béliveau, une époque, un regard", par Chrys Goyers et Allan Turowetz, Art Global/Libre Expression, 1994;
  • "Les Canadiens de 1910 à nos jours", par Chrys Goyens et Allan Turowetz, Les Éditions de l'Homme, 1986.
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